Actualité

20 ans de "Femmes Maestros"

23/02/2020

Les « Femmes Maestros » fêtent

leurs 20 ans de lutte pour l’égalité

Chefs – Cheffes d’orchestre !

 

C’est au cours d’un concert partagé par plusieurs femmes cheffes d’orchestre, à l’ULB  en 2000, que l’idée a pris forme, puis ampleur. Créer une véritable plateforme de valorisation des femmes dans le métier de direction d’orchestres, qu’on se représente trop souvent comme hautement, voire exclusivement masculin.

La direction de concerts et l’art de la composition musicale représentent un univers de plus où le plafond de verre pèse sur les têtes des talents et compétences au féminin, alors même que le secteur culturel, et particulièrement musical, passe pour plus ouvert et respectueux des genres.

Sans doute l’aura des Divas ou des solistes merveilleuses masque-t-elle les discriminations très fréquentes dont sont encore victimes les directrices d’orchestre et compositrices, à savoir professionnel et talents pourtant égaux avec leurs collègues masculins.

Une discrimination qui ne date pas d’hier -les créatrices Fanny Mendelssohn ou Alma Mahler dont les œuvres ont été niées par leurs propres familles sont là pour le rappeler -  et qui limite souvent le champ des possibles pour les « Maestras » aux orchestres de chambre, ou aux quatuors, voire à la prestation en soliste.

En vingt ans, et même si la résistance est toujours importante de la part de nombre de directions de salles de concerts ou d’opéras, les mentalités ont tout de même heureusement progressé dans l’esprit de plusieurs chefs d’orchestre et de musiciens, avec le support actif de la presse et du public.

Il devient moins rare aujourd’hui de voir une femme maestro tenir la baguette avec des orchestres de référence et des grandes œuvres symphoniques, même si c’est encore le plus souvent comme assistante-chef d’orchestre ou chef invitée.

 

Leur qualité, leur richesse artistique, leur parcours déterminé et leur nombre (elles sont plus de 500 dans le monde (*) sont autant de raisons de plus pour les femmes de vouloir revendiquer une place équivalente à celle des Chefs masculins et de réclamer une égalité de traitement et de considération de la part des grandes salles de concert et d’opéras.

C’est pour bénéficier du même titre que leurs collègues masculins empreint de respect et d’admiration, qu’elles ont choisi de porter fièrement le nom de « Femmes Maestros » à la fois pour souligner leur différence, mais aussi leur volonté de reconnaissance équivalente.

Depuis vingt ans donc, chaque année début de mars, l’association internationale Femmes Maestros livre un concert de haut niveau, mettant à l’honneur, pour la Journée Internationale des Droits des Femmes, tout le talent et le savoir-faire féminins dans la direction des grandes œuvres symphoniques ou d’opéra.

Organisés par la Cheffe d’Orchestre Belgo-Polonaise Zofia Wislocka, et avec le soutien fidèle de l’Université Libre de Bruxelles et de l’orchestre I Musici Brucellensis, ces rendez-vous musicaux offrent depuis 20 ans l’opportunité non seulement d’apprécier le talent professionnel des directrices d’orchestre, mais aussi de découvrir dans les œuvres des compositrices et compositeurs, une finesse et une richesse d’interprétation intrinsèquement liées à la sensibilité féminine.

 

(*) L’excellent site The Kapralova Society : http://www.kapralova.org/ a répertorié l’ensemble des femmes ayant (eu) le statut de chef d’orchestre, mais qui n’ont pas toutes pu accéder au pupitre des maestros, loin s’en faut.

 

Notre programme « Femmes Maestros, 20 ans »

du  8 mars 2020.

Pour marquer significativement l’anniversaire de leurs 20 ans, Femmes Maestros aisbl vous convie à une journée prestigieuse, en compagnie de plusieurs représentantes internationales  de la direction de grands orchestres.

Elle se déroulera symboliquement le 8 mars 2020, à 11h dans le cadre de la Journée Internationale des Droits des Femmes,  en l’auditoire Henri Lafontaine – Batiment K,  à l’ULB/Campus du Solbosch.

La manifestation organisée par Zofia Wislocka,  Cheffe d’orchestre et Présidente de Femmes Maestros, débutera par un grand concert dirigé « à quatre baguettes »,  celles des Cheffes d’orchestre Kanako Abe (Japon), Alexandra Arrieche (Brésil-USA), Nathalie Muspratt (Belgique) et Anna Duczmal-Mroz ((Pologne).

Elles conduiront successivement une œuvre choisie pour sa difficulté technique autant que pour sa puissance,  la symphonie N°1 « Titan », de Gustav Mahler, et interprétée par l’Orchestre à cordes I Musici Brucellensis.

Le  concert sera suivi d’un cocktail de célébration, puis d’une présentation par la pianiste virtuose Clémentine Gerrand, Présidente de Mawoma, un grand concours international spécifiquement consacré aux Femmes Chefs d’orchestre.

En suite et clôture de la journée, Mme Fauve Bougard, doctorante chercheuse affiliée au Laboratoire de Musicologie de l’ ULB présentera un exposé consacré à la musicienne belge Juliette Folville (1870 – 1946),  violoniste, pianiste, compositrice et Chef d’orchestre,  et le trio féminin I Musici Bucellensis offrira en aubade une œuvre pour cordes de la grande compositrice britannique Ethel Smyth.

 

I Musici Brucellensis

Fondé par la Cheffe Zofia Wislocka, en 1991 l’orchestre à cordes I Musici Brucellensis est constitué d’une base de 14 musiciens confirmés, et d’autant de personnalités musicales. Il peut en fonction des concerts s’adapter de la forme trio à l’orchestre-mozart.

Son répertoire s’étend de la musique baroque aux œuvres contemporaines, avec une prédilection pour l’époque romantique. Mais il veut aussi promouvoir la musique actuelle.

Ce choix l’amène à aborder parfois des œuvres originales qui se démarquent d’un classique trop strict. L’orchestre s’est produit dans de nombreux festivals et concerts en Belgique mais aussi à l’international. Ses membres sont par ailleurs associés à différents orchestres de renom en Belgique : La Monnaie, Bozar,  le Concours International Reine Elisabeth de Belgique, l’orchestre Philharmonique Royal de Liège, het Symfonieorckest Vlaanderen, …

Le trio I Musici Brucellensis est composé des artistes Joanna Staruch-Smolec (violon), Marie Ghitta (Alto), Anna Comellas (violoncelle).

 

 

 

2001 – 2020, l’action de Femmes Maestros

Après une première rencontre internationale en 2000 de quatorze directrices d’orchestre, grâce au soutien du Rectorat et de la Commission culturelle de l’Université Libre de Bruxelles, un colloque de trois jours a été organisé en 2001 sur le rôle des femmes dans la direction d’orchestre dans la société occidentale.

Lors de la conférence de presse qui a suivi, le 8 mars 2001, dans les salons du Bureau de Liaison Bruxelles-Europe, fut annoncée la création à Bruxelles en Belgique, de l’organisation mondiale Femmes Maestros, une asbl de droit belge dont l’ambition toutefois est internationale.

Plusieurs femmes chefs d’orchestre parrainaient l’événement: Elke Mascha Blankenburg (Allemagne), Janet Canetty-Clarke (Grande-Bretagne), Nicoletta Conti (Italie), Alicia Farace (Argentine), Sabine Haenebalcke (Belgique), Annick Minck (France), Silvia Sanz Torre (Espagne), Zofia Wislocka (Belgique-Pologne).

Pour annoncer la création de Femmes Maestros, les organisatrices avaient choisi la date symbolique du 8 mars, Journée Internationale des Droits de la Femme.

Confrontées à des préjugés tenaces, les participantes y avaient comparé leur expérience et réclamé plus d’égalité des chances dans l’accès à une profession où elles sont encore très minoritaires afin de pouvoir enfin donner la mesure de leurs compétences professionnelles.

Elles insistaient en outre sur le fait que leur démarche n’était en aucune manière dirigée contre les chefs. Certains d’entre eux, notamment Sir Simon Rattle, l’ont bien compris, et ont apporté leur soutien à cette initiative.

La création de Femmes Maestros visait à faire mieux connaître et accepter les cheffes d’orchestre.

Cette nouvelle Association internationale sans but lucratif (AISBL) a pour objet principal d’assurer la promotion de ses membres notamment par un réseau d’information international, par des prises de contact avec les instances culturelles et politiques d’un grand nombre de pays.

Elle veut aussi par l’organisation d’événements musicaux internationaux mettre en valeur les femmes dans la musique classique et en particulier les femmes maestros.

 

20 ans d’action pour la musique au féminin.

Un premier concert eut lieu, en mars 2001, aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire, au sein du Parc du Cinquantenaire, à Bruxelles. La maestra espagnole Silvia Sanz Torre y fut très applaudie à la tête d’I Musici Brucellensis.

En mars 2002, la cheffe allemande Elke Mascha Blankenburg vint parler des compositrices et des femmes chefs d’orchestre du passé, en prélude à la parution de son encyclopédie Dirigentinnen der Welt. Cette soirée s’est poursuivie avec un récital d’œuvres de Pauline Viardot, la sœur de la légendaire cantatrice, La Malibran.

Cet ouvrage remarquable fut par la suite présenté officiellement à Cologne à l’occasion d’un concert donné par l’orchestre Amadeus dirigé par la chef polonaise Agnieszka Duczmal.

Les 10 et 11 mars 2003, un troisième événement, organisé par les Femmes Maestros, réunit des femmes chefs d’orchestre originaires des Pays adhérents à l’UE. Elles y ont confirmé que l’accessibilité par les femmes chefs d’orchestre au podium d’orchestre de premier ordre rencontre également de très grands obstacles dans les pays nouveaux membres de l’Union Européenne.

Ce colloque s’est achevé par un concert au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, dirigé successivement par trois femmes maestros : Ana Jaroszewska (Pologne), Anu Tali (Estonie) et Zofia Wislocka (Belgique-Pologne).

La même année, Femmes Maestros fut officiellement invitée, en la personne de sa présidente, à prendre part à une Journée d’Étude Internationale sur la Direction d’Orchestre au Féminin, organisée à Florence par le Conseil Régional de Toscane.

Le 6 mars 2004, deux membres du Conseil d’Administration représentèrent l’Association à un déjeuner-débat rassemblant des personnalités du monde politique et culturel de l’Union Européenne.

En mars 2005, la formule des trois cheffes a été reprise et étoffée, au cours d’une semaine d’étude internationale sur la Culture, facteur d’Émancipation. Lors de quatre concerts donnés à Bruxelles, Courtrai et Hélécine, ainsi qu’au Parlement Européen, Annick Minck, Sabine Haenebalcke, et Zofia Wislocka ont célébré avec un public nombreux le bicentenaire de la compositrice Fanny Mendelssohn-Hensel.

En 2007, l’Année Européenne de l’Égalité des Chances pour Tous, donna l’occasion de proposer un concert-miroir au cours duquel une œuvre de Félix Mendelssohn était mise en parallèle avec une œuvre de sa sœur Fanny. Celle-ci, compositrice de talent, s’était vue interdire par son père, puis par son frère, de publier ses œuvres sous son nom. Ce concert entendait lui rendre enfin la place qui lui avait été refusée. Cette action symbolique s’inscrivait dans les dix jours consacrés en Belgique à l’Égalité des Chances.

Un nouvel événement de portée internationale fut organisé le 8 mars 2009 sous la forme d’un concert intitulé « trois fois deux » au cours duquel un public nombreux put applaudir deux femmes maestros, Annick Minck et Zofia Wislocka et deux solistes, Margareth Sitniak (Pologne) et Florence Degossely (Belgique) dans quelques œuvres marquantes de deux compositrices : Lucie Vellere et Grazyna Bacewicz.

En mars 2010, un événement intitulé Destins Parallèles fut organisé en Belgique et dans le Grand-Duché de Luxembourg. Reprenant l’idée du concert-miroir de 2007, ce concert mettait en parallèle des œuvres de Clara et de Robert Schumann, ainsi que d’Alma et de Gustav Mahler, avec le concours de deux solistes, la pianiste Dominique Cornil et la mezzo Bernadetta Grabias, toutes deux lauréates du Concours Musical International Reine Élisabeth.

Mars 2011 était consacré à deux dynasties musicales féminines et au premier concert d’une très jeune pianiste âgée de 10 ans, Natascha Binder.

Enfin, en 2012 et 2013, deux cheffes invitées Pascale Jeandroz et Kanako Abe furent applaudies à la tête de l’orchestre I Musici Brucellensis.

En 2013 et 2014, 1’orchestre a assuré la création en Belgique du Mariage d’Antonio, un opéra de chambre composé par Lucile Grétry, la fille du compositeur belge bien connu.

En 2015, eut lieu à Bruxelles un concert spécialement consacré aux talents émergents : cinq jeunes étudiantes du Conservatoire de Bruxelles ont pu se faire entendre devant un public conquis.

En 2016, Femmes Maestros a présenté au public et à la presse, la jeune soliste et cheffe d’orchestre d’origine belge, Nathalie Muspratt.

L’année 2017 fut marquée par une salve d’évènements majeurs. Dominique Sosson dirigea de main de maître une chorale de soixante jeunes chanteurs issus de l’Opéra de la Monnaie (Bruxelles), et Sabine Haenebalcke, la chorale gantoise Kaliope forte de quarante chanteurs. L’orchestre I Musici Brucellensis joua sous la direction de Nathalie Muspratt et de Zofia Wislocka.

L’amie de toujours des Femmes Maestro, Claude Vial, journaliste et présentatrice depuis trente ans de tous nos évènements, mit au point le libretto de Cendrillon,un opéra de  chambre, écrit par Pauline Viardot. Elle en assura également la mise scène pour le festival de Saint-Eustache au Canada, dans l’interprétation donnée par Zofia Wisłocka.

En 2018, fut donné au château d’Hélécine, Une délicieuse erreur, un spectacle écrit par Frank Pierobon et interprété et mis en scène par Diana Gonnissen et Sophie Doyen. Un quatuor à cordes formé de musiciens membres d’I Musici Brucellensis offrit d’entendre la musique d’Ethel Smith et de Lucie Vallère.

En 2019, Là déjà, mouvement symphonique pour soprano, mezzo et orchestre à cordes, composé par Zofia Wisłocka, fut exécutée par la cheffe avec le concours de Diana Gonnissen et Sophie de Tillesse et l’orchestre I Musici Brucellensis.

Pour la première fois en 2019, le prix Claude Vial a été remis le 13 octobre à cinq jeunes talents émergeant dans le domaine de la musique et de la critique musicale.

En 2020, le 8 mars, à 11H, à l’ULB, dans salle La Fontaine (bâtiment K), les Femmes Maestros feront entendre la première symphonie Titan de Gustav Mahler, avec quatre cheffes de pays différents à la tête, à tour de rôle, de l’orchestre I Musici Brucellensis.

Donnée dans un arrangement pour orchestre de chambre, cette œuvre riche, passionnée et complexe, constitue un réel défi propre à faire briller tant les musiciens que la direction d’orchestre.

 

Toutes ces manifestations ont été conçues de manière à rappeler, à la manière d’un fil rouge, l’existence et l’activité de l’Association, et de donner à plusieurs de ses membres l’occasion de valoriser leurs compétences professionnelles.

 

 

 

Portraits de Femmes Maestros.

Présentées par Zofia Wislocka, Présidente de l’association, découvrez ci-dessous les quatre Cheffes d’Orchestre qui dirigeront tour à tour l’orchestre dans l’interprétation de la Symphonie N°1 « Titan » de Gustav Mahler.

 

KANAKO ABE (Japon)

 

 

 

Cette brillante Cheffe d’orchestre  (diplôme de composition à Tokyo puis 7 prix du Conservatoire de Paris) a déjà dirigé plusieurs opéras. Elle a débuté sa carrière en 2000 en tant que pianiste virtuose, et spécialiste de la musique contemporaine japonaise et internationale.

Elle a d'ores et déjà assuré plus de 100 créations mondiales en étroite collaboration avec plusieurs compositeurs notamment Martin Matalon, Michaël Levinas et Régis Campo. Sa discographie comporte quatre disques monographiques de Régis Campo (1999, 2002, 2004, 2014), un disque/DVD monographique de Colin Roche (l'Ensemble Multilatérale 2007), un disque consacré aux œuvres symphoniques japonaises (Orchestra Nipponica 2016) et un disque monographique de Yassen Vodenitcharov (2018).

 

En tant que chef invitée, elle a dirigé les orchestres tels que l'orchestre Pasdeloup, les orchestres nationaux de Lorraine, de Lille et de Montpellier Languedoc-Roussillon, l'orchestre philharmonique de Nice, l'orchestre des étudiants du CNSM de Paris, le Tokyo Philharmonic Orchestra et le Tokyo City Philharmonic Orchestra, le Vietnam National Symphony Orchestra.

Au printemps 2020 elle fera ses débuts avec le New Japan Philharmonique Orchestra et l’orchestre de la Garde Républicaine en dirigeant entre autres le 6ème symphonie de Tchaïkovski et le concerto pour violoncelle « Tout un monde lointain » de Dutilleux.

Passionnée d’art lyrique depuis son enfance, elle élargit ses activités à de multiples expériences dans ce domaine : pianiste répétitrice et chef du chant au sein de l'institution vocale, elle travaille alors dans plusieurs productions d'opéra. Elle devient Chef d'orchestre assistante à l'Opéra Orchestre national Montpellier Languedoc-Roussillon en 2008-2009, chef d'orchestre-assistante pour l'Atelier lyrique du CNSM de Paris (Orphée aux enfers–2004), le Théâtre du Châtelet (Die Zauberflöte–2009), l'Opéra national du Rhin (Macbeth-2010), Opernhaus(Zürich) (Gesualdo - création de Marc-André Dalbavie-2010).
Kanako Abe a ainsi collaboré avec nombreux chefs d'orchestres comme Fabio Luisi, Jerzy Semkow, Lawrence Foster, Enrique Mazzola, Alain Altinoglu, Yutaka Sado

Kanako Abe est présidente du CSJP (Comité des Concerts de charités pour les sinistrés du séisme au Japon à Paris). En avril et en décembre 2011 puis en mars 2012, elle a organisé et a dirigé des concerts de charité à l'UNESCO sous le haut patronage de l'Ambassade du Japon. Depuis 2013, Kanako Abe est présidente de l'Association franco-japonaise de la musique contemporaine.

En 2014, elle a été nommée Directrice Musicale de l’Indonesian Youth Symphony Orchestra (IYSO), ainsi que Directrice Artistique de Musica Universalis. En 2015 puis en 2019, elle a été nommée Music Partner de Tokyo Ensemnable Factory et Ensemble Muromachi.

En tant que compositrice, elle écrit actuellement un opéra de chambre intitulé « Padre » qui sera créé en été 2021 en France sous sa direction.

www.kanakoabe.com

 

PASCALE JEANDROZ (France)

 

Elève de Pierre BOULEZ et de Peter EÖTVÖS, diplômée du CNSMD de Paris – Pascale Jeandroz y est titulaire de quatre Premiers Prix - et de l'Ecole Normale de Musique de Paris - où elle est titulaire du Diplôme Supérieur de Direction d’orchestre -, lauréate du Concours International de Direction d'orchestre de Lugano.

 

Pascale JEANDROZ fait partie de cette génération de chefs d’orchestre ayant à cœur de se maintenir au plus haut niveau d’exigence et de compétence, tout en portant une attention particulière à la qualité des rapports humains qu’elle crée avec les orchestres qu’elle dirige.

Elle a été Cheffe invitée de l'orchestre Symphonique de la Région Réunion, de l’Ensemble Instrumental de la Creuse, de l'Ensemble Instrumental de Corse, de l'Ensemble Instrumental «Puncta » d’Angers, de l’Orchestre professionnel CDVWO du Pas de Calais…

 

Elle a également dirigé comme cheffe adjointe à l'Opéra de Limoges, à l’Orchestre d’Harmonie des Gardiens de la Paix de Paris, cheffe du Chœur de l'Armée Française, directrice musicale du Théâtre du Binôme, directrice musicale du StudiOpéra de Paris, cheffe de l’ONHJ (Orchestre National d’Harmonie des Jeunes) de la Confédération Musicale de France.

Dans le cadre de ses différentes fonctions, elle a collaboré avec les plus grands chefs, dont Christoph ESCHENBACH avec l'Orchestre de Paris, Pierre BOULEZ avec l’Orchestre du CNSM, Jurjen HEMPEL avec l'Orchestre de Limoges, Peter EÖTVÖS avec l’Ensemble InterContemporain… 

Elle a aussi dirigé pendant 10 ans l'Ensemble Instrumental Pascale JEANDROZ (son propre ensemble) et est régulièrement invitée à diriger les orchestres symphoniques et les orchestres d’harmonie des Conservatoires Régionaux ainsi que de nombreux orchestres amateurs de haut niveau.

 

 

NATHALIE MUSPRATT (BELGIQUE)

 

 

Née en 1980, Nathalie Muspratt voue une passion toute particulière à la musique depuis ses 8 ans. Elle se forme à la flûte traversière, au solfège, à l’harmonie et au piano aux académies de Rixensart et Schaerbeek pour entrer au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles en 1998, dans la classe de Mr Dumortier. Elle obtient les premiers prix de solfège, d’harmonie, de musique de chambre ainsi que le diplôme supérieur de solfège. En 2005, elle achève son parcours au CRMB avec une grande distinction en flûte traversière et piccolo.

A la même époque, elle découvre sa vocation pour la direction d’orchestre. Elle entre en 2003 au Koninklijk Conservatorium van Brussel dans la classe de Mr Van den Broeck. La direction d’orchestre l’amènera alors à se former au contrepoint et à la fugue. Pour sa finalité en 2006, elle dirige le « Barbier de Séville » de Rossini et « l’Oiseau de Feu » de Stravinsky avec le Brussel Philharmonic (ancien Vlaams Radio Orkest), et obtient son diplôme avec distinction.

En tant que chef d’orchestre, Nathalie Muspratt a été amenée à diriger des orchestres prestigieux tels que le Brussel Philharmonic ou l’Orchestre National de Belgique. En tant qu’assistante de place du chef François-Xavier Roth de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège elle travaille régulièrement avec cet orchestre professionnel, depuis 2009. La même année, elle forme avec la pianiste Anne Creuen un duo « Souffle d’Ivoire » et se produit très régulièrement en récital. Leur passion commune pour le rythme et l’énergie qui s’en dégage, les amène notamment à explorer le répertoire moderne.

Parallèlement, elle se forme à la direction de chœur, étant appelée fréquemment à diriger des chorales, avec Gérard Sporken, professeur de direction choral au Conservatoire Royal de Mons ainsi qu’avec Xavier Haag. Elle a été chef de chœur de diverses chorales mixtes. Elle est également, depuis 2002, la chef d’orchestre attitrée du Corps Musical Nivellois, composé d’une soixantaine de musiciens. Elle organise chaque année un stage d’harmonie.

Titulaire de la classe de flûte traversière de Tubize depuis 2008 et de celle de Waterloo depuis 2013, elle développe  avec ses élèves une approche globale de la musique, en les sensibilisant à l’écoute et la communication entre eux, et en les faisant tourner dans divers ensembles.

www.nathaliemuspratt.be

 

 

ANNA DUCZMAL-MROZ (POLOGNE)

 

 

 

Anna Duczmal-Mróz,  née en 1980 à Poznan a étudié le violon sous la direction de Krzysztof Węgrzyn à la Hochschule für Musik und Theater de Hanovre. Son talent de chef d'orchestre y a été découvert par le chef d'orchestre japonais de renommée mondiale, Eiji Oue, qui lui a offert des études de direction d'orchestre. Elle a obtenu son diplôme avec distinction en 2005 et est devenue chef adjointe au Philharmonique de Hanovre.

Encore étudiante en 2000 à Hanovre, elle avait déjà fondé son propre orchestre, le Benjamin Britten Kammerorchester, avec lequel elle a fait une tournée en Allemagne. En 2003, elle a participé au 7e Concours International de Conducteurs, nommé d'après Grzegorz Fitelberg, dans laquelle, seule femme et plus jeune participante à la compétition (23 ans), elle atteint les demi-finales. Elle est retournée en Pologne à la suite du concours, pour obtenir le poste de chef d'orchestre - assistant de l'Orchestre Philharmonique National dirigé par Antoni Wit.

Elle a également travaillé avec plusieurs orchestres en Allemagne, en Italie, au Danemark et avec l'orchestre belge "I Musici Brucellensis" dans la célèbre salle du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

En Pologne elle entre dans l'Orchestre de chambre de la Radio polonaise Amadeus dont elle est, depuis 2009, le deuxième chef d'orchestre. Elle donne également souvent des concerts avec sa mère, également prestigieuse Cheffe d’orchestre, Agnieszka Duczmal.

Elle a joué plusieurs fois, notamment avec le National Philharmonic Orchestra and Choir, avec le Polish Radio National Symphony Orchestra, Cracovie Philharmonic Orchestra, Sinfonietta Cracovia, Lublin Philharmonic, le Poznan Philharmonic Orchestra, Capella Bydgostiensis, Płock Symphony Orchestra et le Varsh Symphony Orchestra.

Depuis 2007, elle organise aussi des concerts annuels pour enfants avec l'Orchestre de chambre de la radio polonaise "Amadeus" et Agnieszka Duczmal  et a créé des ateliers instrumentaux pour les sourds (Projet « 5 sens »).

En 2003 elle a obtenu un prix spécial décerné par STOART (Union of Performing Artists) au Concours pour jeunes chefs d'orchestre Grzegorz Fitelberg à Katowice. Anna Jaroszewska-Mroz est également boursière multiple du ministère de la Culture et du Patrimoine national.

http://annaduczmal-mroz.com/

 

ZOFIA WISLOCKA (BELGIQUE-POLOGNE)

 

 

Fondatrice et Présidente de l’association « Femmes Maestros ».

Musicienne de vocation précoce (dès ses huit ans), Zofia Wislocka est devenue d’abord pianiste et violoniste de formation, mais elle s’est également formée  à la direction d’orchestre à l’âge de 14 ans, au Conservatoire de Varsovie.

Après un « " C'est dommage que tu sois une fille ",  prononcé par son oncle lui-même chef d’orchestre enseignant au Conservatoire, Zofia claque la porte la porte et réalise qu’elle ne pourra rien accomplir en Pologne malgré son diplôme.

« Composer, faire des arrangements, oui. Mais réaliser mon rêve, être maestro professionnelle, non ». Après un passage à Paris, elle reçoit une proposition de la Belgique et y crée son propre ensemble « I Musici Brucellencis » orchestre de haut niveau professionnel qui peut se produire à douze ou vingt-sept musiciens et commence à se faire connaître en Belgique et à l’étranger.

En 1981, L’ULB propose à Zofia Wislocka de diriger l’orchestre amateur de l’Université, dont elle a développé à la fois les ambitions et le professionnalisme durant 25 ans.

En mars 2000, elle organise un premier colloque réunissant plusieurs femmes Cheffes d’orchestre de dimension internationale. « Femmes Maestros » était née.

 

« Il est temps que qu'on accorde à la femme une place à part entière dans la musique, qu'on lui concède l'égalité des chances dans l'accès à la profession afin qu'elle puisse faire valoir ses capacités professionnelles. »

 

« Ces revendications ont constitué la raison d'être du premier colloque, organisé à l'occasion de la Journée de la femme, le 8 mars 2000. Grâce à l'ULB, nous avons eu l'opportunité de mettre sur pied cette rencontre qui a rassemblé vingt femmes maestros venues de 13 pays. C'était une première mondiale. Elles ont examiné ensemble les difficultés auxquelles elles se trouvaient confrontées dans l'exercice de leur profession, en particulier en ce qui concerne l'égalité des chances.

Et elles ont conclu à la nécessité d'une action commune et à la création d'une association internationale pour soutenir cette action, et pour que les gens se rendent compte que la femme maestro existe. Des manifestations musicales sont d'ailleurs organisées annuellement au début du mois de mars.

Cette action en commun est extraordinaire dans un métier où normalement, on ne se donne pas la main. En résumé, j'ai toujours été persuadée que les femmes ont leur place dans la musique, même si l'Histoire démontre le contraire. Et je l'ai prouvé en créant en 1991 mon orchestre à cordes " I Musici Brucellensis " à la tête duquel j'ai déjà invité plusieurs femmes maestros. »

 

(Extrait d’interview dans le Magazine Esprit Libre,  Avril 2006 – N°39. Université Libre de Bruxelles).

 

 

 

 

 

En Résumé

 

Evénement : Concert de Gala « Femmes Maestros », 20 Ans : 2000 – 2020

Programme

11h : accueil et évocation de Femmes Maestros par Zofia Wislocka, présidente de l’Association.

11h30 : Concert  de l’orchestre I Musici Brucellensis dirigé par Kanako Abe (Japon), Alexandra Arrieche (Brésil-USA), Nathalie Muspratt (Belgique) et Anna Duczmal-Mroz ((Pologne). Symphonie N°1 « Titan » Gustav Mahler.

12h30 : Cocktail de célébration

13h30 : Présentation du Concours International pour femmes chefs d’orchestre par Clémentine Guerrand, présidente de l’association Mawoma

14h : Ensemble à cordes I Musici Brucellencis. « Trio » de Ethel Smyth

14h15 : évocation de la compositrice belge Juliette Folville par Fauve Bougard, doctorante chercheuse affiliée au Laboratoire de Musicologie, de l’Université Libre de Bruxelles.

15h00 : Dialogue avec le public

16h : Fin de l’événement. Café/thé.

 

 

Article issu de "Les ECO Weekend" ( 3 mars 2017)

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Article de "La Libre" (23 mai 2016)

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Article de presse traduit du quotidien "De Morgen" (19 octobre 2013)

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Article de presse du journal "Le Monde" (18 mars 2010)

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